Le choc des titans

Running vs bball : le choc des titans

En se penchant sur le marché Sneakers Européen et en arpentant les allées des shops, on peut se rendre compte d’une chose : nous européens, avons tendance à privilégier des paires dites running, très souvent devenues lifestyle suite à l’obsolescence des matériaux et des technologies utilisées à l’époque. Par exemple, qui se verrait faire un footing avec une Air Max 1 ? C’est ridicule, et les marques le savent bien mais pourquoi ne pas simplement arrêter la production ? Parce que le sneakerhead est un grand nostalgique. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de paires vivent désormais une seconde jeunesse, à grands coups de rééditions et de collaborations, afin de ravir les anciens comme les nouveaux adeptes.

Alors pourquoi ne portons-nous pas le même amour pour une Jordan 8, sortie pour la première fois en 1993 que pour une Asics Gel Lyte V qui a vu le jour la même année ? Je pense qu’il s’agit d’un phénomène de génération, à une époque où les « anciens » vont porter leur attention sur des paires de Jordan pour la simple et bonne raison qu’ils ont grandi avec MJ, et le concours de dunk de 1988 qui a rendu la 3 Black Cement encore plus célèbre que le dunk depuis la ligne des lancers francs en lui-même, la génération « actuelle », elle, n’était même pas née… Enfant de la génération running, j’ai acheté ma première paire de Jordan en 2012 alors que je n’avais toujours connu que des paires types Air Max BW, Nike Shox à deux ou 4 amortis, TN et j’en oublie. Souvent basse, jusqu’à 2010 et l’arrivée des mid de Supra (et de Justin Bieber) sur le marché, toutes les marques vont lancer/rééditer une mid de leur catalogue pour suivre la tendance. Mais avant ça, il y a eu toutes les paires dites « low » qui ont fait notre bonheur et le feront encore pour de nombreuses années.

Facile à matcher, passe partout, la running s’adapte à son environnement et connait plus que jamais son apogée, tandis que les paires estampillées « Basket-ball » ont du mal à sortir des parquets. Et même avec l’explosion de Jordan Brand aux pieds du grand public depuis plusieurs années, le décollage est difficile, une façon de se dire que les acheteurs européens ne sont pas des suiveurs et voient au travers de la running une forme d’identité ?

Possible.

  • Cet article est très intéressant, tu es un vrai passionné qui fait partager sa passion simplement, merci pour le partage